Depuis 2014, l’Observatoire de la banque privée scrute auprès d’une clientèle de Français aisés l’activité de gestion de patrimoine. Cette année, à la faveur d’une décennie de résultats, il convient de souligner que les banques privées représentent une alternative attrayante aux grandes banques de détail.
En 2025, aux yeux des Français aisés, prestige, services sur mesure et couverture de toutes les dimensions patrimoniales caractérisent la banque privée
- Aujourd’hui, les 3/4 des Français les plus aisés ont une image positive des banques privées. Ce constat n’était partagé que par 3 Français sur 5 en 2023. Par rapport à 2014, elles sont jugées plus prestigieuses (67%, + 15%), plus transparentes (49%, +12%) et offrant un rapport rendement-risque satisfaisant (53%, +20%). De plus, presque deux fois plus de Français aisés associent la banque privée à un service sur mesure.
- Les banques privées sont jugées plus accessibles qu’il y a dix ans. Ce sentiment est accru chez les non-clients de banque privée.
- Pour les Français aisés, les banques privées couvrent davantage l’ensemble des dimensions patrimoniales, privées comme professionnelles (81% contre 72% en 2014).
- 83% des Français aisés recommandent leur banque privée en 2025, ils n’étaient que 63% en 2014.
- Seuls vrais bémols, les banques privées sont spontanément jugées coûteuses pour 22% des Français aisés et, depuis 2024, leur capacité d’innovation est jugée en baisse (58%, -6%).
Marché des banques privées : en 10 ans, les nouvelles technologies ont bouleversé comportements et relations
- Les sources de notoriété des banques privées en 2025 ne sont plus les mêmes qu’en 2014 : le bouche-à-oreille reste décisif (45%, + 15%), mais la part d’Internet et des réseaux sociaux (publicité ou article, recherche en ligne, blogs…) augmente (9,4% en moyenne, +7,6%), aux dépens des intermédiaires traditionnels (banque de détail).
- Par rapport à il y a dix ans, le client de banque privée habite davantage en province (+16%), s’investit personnellement dans la gestion de son patrimoine (plus de mode de gestion libre, +6%, moins de gestion sous mandat, -8%) et privilégie des placements plus risqués et jugés plus rentables : plus d’actions (+8%), plus d’obligations (+12%), plus de private equity (+9%). On observe un désinvestissement du secteur ISR sur la période (-19%).
- 84 % des clients de banque privée estiment que leur banque privée répond à la fois à leurs besoins privés et professionnels. Le patrimoine ne se pense plus en silos : les dirigeants, les entrepreneurs, les familles patrimoniales adoptent désormais une vision globale : vie privée, entreprise, transmission — tout est lié.
- La relation avec le conseiller bancaire, de loin la principale source d’informations pour la prise de décision en matière de gestion de patrimoine des clients de banque privée (38%, +8% par rapport à 2020) devant les médias (sites d’information financière, 22%), est désormais plus privilégiée et empreinte de confiance qu’il y a dix ans (87% contre 66% en 2014).
- Les clients de banques privées sont globalement satisfaits par les nouveaux services bancaires dématérialisés (gestion des comptes et données bancaires, contact avec le conseiller, documents juridiques…) proposés par leur banque privée (+12,2% en moyenne d’utilisation des services digitaux proposés par rapport à 2020).
- Enfin, il ressort que les Français aisés de 35 ans ou moins, sondés pour la première fois dans cette 10ème édition, évaluent plus positivement les banques privées que leurs aînés (69% pensent qu’elle propose des produits plus performants qu’une banque de détail, contre 52% des Français aisés), s’informent beaucoup par eux-mêmes (à 31% les réseaux sociaux sont leur troisième source d’information derrière le banquier privé et la presse spécialisée) et se démarquent par une demande de digitalisation plus poussée dans la gestion de leur épargne et l’investissement ; tout en conservant des attentes traditionnelles à l’égard d’une banque privée : personnalisation de la gestion du patrimoine (38%, 1ère raison du choix d’adhésion à une banque privée) et expertise (conseils patrimoniaux et fiscaux, 38%).
Depuis 2017, l’Observatoire ajoute chaque année à son questionnement un sujet d’actualité. En 2025, il ressort que les Français aisés considèrent que « défense », à 79%, et « cybersécurité », à 82%, offrent des opportunités d’investissement
permettant de diversifier son épargne.
- En moyenne, plus de la moitié des clients de banque privée (54,5%), des hauts patrimoines (55%), des chefs d’entreprise (78%) et des Français aisés de moins de 35 ans (81,5%) ont d’ores et déjà investi dans les secteurs de la défense et de la cybersécurité ; contre 25,5% environ des Français aisés.
- Ce sont les chefs d’entreprise et les moins de 35 ans qui connaissent le mieux, investissent davantage (80% environ contre 50% environ pour les clients de banque privée et les hauts patrimoines, et 25% pour les Français aisés), et envisagent le plus fortement d’investir à nouveau à court ou moyen terme dans les secteurs de la défense et de la cybersécurité, par rapport aux autres populations étudiées. Les intentions d’investissement dans ces secteurs sont corrélées presque parfaitement à l’actualité géopolitique mondiale.
- Les quatre types de placements les plus cités pour investir dans les secteurs de la défense et de la cybersécurité sont les actions cotées (35% environ pour les Français aisés, contre 20% environ pour les chefs d’entreprises et les moins de 35 ans), les ETFs (20% environ pour l’ensemble des répondants), les placements collectifs (21% environ pour les hauts patrimoines et les moins de 35 ans) et le private equity (20%, 18% et 16% des moins de 35 ans, chefs d’entreprise et Hauts patrimoines, dans la défense).
L'Observatoire de la banque privée
Objectifs
L’Observatoire a pour objectif d’évaluer la perception, par les clients, du marché de la banque privée en France.
Il comporte chaque édition un focus différent en fonction de l’actualité. Pour la 10ème édition : Le comportement d’épargne des Français les plus aisés sur les secteurs de la défense et de la cybersécurité, a été ajouté au dispositif d’étude.
Pour cette édition, les Français aisés de 35 ans et moins ont été interrogés en complément de la population habituelle de l’Observatoire.
Méthodologie
Réalisé en partenariat avec l’Institut OpinionWay, le sondage a été réalisé entre le 26 août et le 16 septembre 2025. L’enquête a été conduite auprès de :
- 309 individus, échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, appartenant au TOP 5 foyers en termes de revenus (72 000 euros ou plus) et ayant un patrimoine financier de 100 000 euros = Les Français(es) aisé(e)s.
- En complément, trois sur-échantillons ont été réalisés auprès des :
- Client(e)s de Banques privées.
- Client(e)s Hauts patrimoine financier (au moins 500 000 €).
- Chefs d’entreprise ayant un haut patrimoine.
- Français aisés de 35 ans ou moins.
Contacts presse VO Conseil :
Valérie Sicard – 06 72 71 06 70 – valerie.voconseil@gmail.com
Paul Caillaud – 06 46 40 36 85 – paul.voconseil@gmail.com